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Remise de la Légion d’honneur à Christiane Branlant et Patrick Netter 

 

Jeudi 10 juillet 2014, Geneviève FIORASO, secrétaire d’Etat chargée de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a fait le déplacement en Lorraine pour remettre, les insignes de

 Chevalier de la légion d’honneur à Christiane BRANLANT, directrice de recherche émérite au CNRS


Officier de la légion d’honneur à Patrick NETTER,
professeur des universités, praticien hospitalier.


La cérémonie a eu lieu au Biopôle de l’Université de Lorraine, Faculté de Médecine à Vandoeuvre-Lès-Nancy.

 

 

 

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Christiane BRANLANT

portrait Christiane Branlant /photoDRDirecteur de recherche émérite au CNRS, Christiane Branlant est ingénieur chimiste de formation, très rapidement convertie à la biologie pour se spécialiser dans le domaine des ARN. Elle prépare une thèse à l’Institut de Biologie Moléculaire et cellulaire de Strasbourg (un des premiers laboratoires français à développer la biologie moléculaire).
Son premier sujet de prédilection a été le ribosome, la machine qui fabrique les protéines au sein de la cellule. Ses travaux ont apporté les premières informations sur sa structure et son mécanisme d’action. Elle a ensuite réalisé un travail pionnier sur le décryptage d’un autre mécanisme nécessaire à la fabrication des protéines (l’élimination des introns des transcrits de gènes de protéines). Ses études actuelles portent sur : les liens entre maladies génétiques et des défauts de fabrication des protéines, divers ARN non codants jouant des rôles essentiels dans la multiplication cellulaire ou la régulation de l’expression de nos gènes, la multiplication du virus du SIDA avec recherche d’antiviraux. Ses travaux ont conduit à 140 articles originaux.
1985 a représenté un tournant dans la carrière de Christiane Branlant, car à la demande du CNRS et de l’Université de Nancy I, elle a créé avec G. Branlant, un laboratoire de Biologie Moléculaire et Enzymologie à Nancy, ceci ex nihilo, avec des moyens financiers, en équipement et en personnel très limités. Grâce au développement d’une recherche fondamentale de haut niveau, et de collaborations industrielles (Rhône-Poulenc-Rorer, consortium national d’industriels laitiers), Christiane et Guy Branlant ont développé un laboratoire qui a acquis une renommée internationale, tant au niveau des acides nucléiques, que de l’Enzymologie. Ce laboratoire a été un des premiers en France à mettre en place la technique de mutagénèse dirigée des enzymes et a réussi les premiers remodelages et a fait d’importantes découvertes sur les ARN publiées dans des journaux de très haut niveau comme Science. Elle en a été la directrice de 1997 à 2012.
Elle a aussi successivement créé et dirigé plusieurs fédérations de recherche à Nancy, qui ont permis d’implanter des équipements lourds pour la biologie structurale et moléculaire.
Depuis deux ans, elle développe un projet de recherche translationnelle en cardiologie avec les professeurs Zannad et Rossignol du CHU de Nancy, ceci en vue d’identifier à partir de la cohorte Stanislas, des ARN circulants utilisables comme marqueurs pour prédire le risque d’insuffisance cardiaque.
Christiane Branlant s’est lourdement investie dans l’enseignement, en créant de nouveaux enseignements à l’université. Elle a encadré plus de 40 thèses et les ses docteurs ont trouvé des postes dans l’industrie ou la recherche académique. Elle a aussi eu une implication forte au niveau européen : coordination d’un réseau, d’un laboratoire Européen associé,
participation au réseau d’excellence européen EURASNET. De 1994 à 2005, elle a été chargée de mission, puis directrice adjointe au département des Sciences de la Vie du CNRS.
Elle a été membre du Conseil de l’Agence d’Evaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur. Elle est responsable scientifique à l’Agence Nationale pour la Recherche depuis 2006, et co-responsable du défi « Santé-Bien Etre »
de l’appel d’offres en cours.

 

Patrick Netter


portrait Patrick Netter / photoDRDocteur en médecine, Patrick Netter s’est impliqué dans la recherche dès son internat à Nancy. Assistant-chef de clinique en 1977, il obtient sa thèse de pharmacologie en 1980 et est nommé professeur de pharmacologie à l’Université Henri Poincaré – Nancy 1 en 1981.
Directeur de l’Unité mixte de recherche « Physiopathologie et pharmacologie articulaires » (CNRS / Université de Nancy 1) de 1997 à 2008, il a été doyen de la Faculté de médecine de Nancy de 2003 à 2008. Spécialiste des pathologies articulaires, comme l’arthrose, ses travaux ont contribué à une meilleure connaissance des mécanismes cellulaires et moléculaires responsables de la dégradation du cartilage, dans le but d’identifier de nouvelles cibles pharmacologiques afin de développer des approches thérapeutiques innovantes dans ce domaine. Ses recherches visent plus particulièrement à s’opposer à la dégénérescence du cartilage en déterminant les médiateurs et les enzymes-clés qui concourent à cette dégradation, et de façon complémentaire, à reconstruire le cartilage lésé au moyen de biomatériaux originaux capables de restaurer ce tissu.
Ce pharmacologue, PU-PH de pharmacologie à l’Université de Lorraine est membre de l’Académie Nationale de Médecine.
Il a toujours privilégié et encouragé l’interdisciplinarité par l’association de différentes disciplines que sont la biochimie, la biologie moléculaire, la bio-ingénierie et la chimie. Ainsi il a été, dès 2002, chargé de mission auprès du directeur général du CNRS, pour le suivi des hôtels à projets et a été nommé en mars 2008, directeur scientifique du département Sciences du Vivant du CNRS puis de 2009 à mai 2013 directeur de l’Institut des sciences biologiques du CNRS.
Tout au long de sa carrière, Patrick Netter a activement participé à des commissions scientifiques et à des missions d’évaluation (CNRS, Université, ministère de la Recherche, etc.). Il a occupé de nombreux postes de responsabilité : il a été notamment membre du conseil de l’Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (AERES) et a participé au groupe de travail, présidé par François d’Aubert, sur le partenariat entre les organismes de recherche et les établissements d’enseignement supérieur et de recherche.
Il s’est impliqué fortement dans l’Alliance pour les Sciences de la Vie et de la Santé (AVIESAN) dont il a été élu viceprésident (2010-mai 2013) et à la suite d’André Syrota a présidé IBiSA qui coordonne les plates-formes technologiques nationales en Sciences du Vivant (Infrastructures en Biologie Santé Agronomie) de 2010 à 2012. Il est actuellement conseiller Europe du président du CNRS et du directeur général délégué à la science et directeur du Pôle Biologie Médecine Santé (BMS) de l’Université de Lorraine.