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Prix régional de la Thèse et du Chercheur - palmarès 2013  


Chaque année, le Conseil Régional de Lorraine attribue le Prix de la thèse et le Prix du chercheur pour récompenser les acteurs de la Recherche Lorraine, pour leur engagement académique, scientifique et technique.
Le palmarès 2013 a été dévoilé le 19 février 2014 . Sur les 6 lauréats, 4 sont des personnels CNRS ou rattachés à des laboratoires CNRS. Présentations...





Prix du chercheur


Samuel Kenzari ©DR

1er prix ex-aequo - Samuel KENZARI

Ingénieur de recherche CNRS I Institut Jean Lamour (CNRS / Université de Lorraine)
dotation du prix : 15 600 euros

Nouveaux matériaux composites pour la fabrication rapide de pièces fonctionnelles allégées par frittage laser sélectif.

Résumé  : Samuel Kenzari est responsable du service Synthèse Elaboration Procédé. Il mène des travaux de recherche depuis 10 ans dans le domaine des alliages métalliques avec un intérêt tout particulier pour les quasicristaux. Ces alliages métalliques complexes aux propriétés particulières permettent de développer de nouveaux matériaux composites. Sa thèse avec PSA lui a permis de mettre au point des composites métalliques destinés à limiter les pertes par frottement dans un moteur et réduire l’émission de CO2 par kilomètre parcouru. A l’issue de cette thèse, il a pris en charge une collaboration avec un industriel lorrain, les Ateliers Cini SA, spécialisé dans la fabrication additive de pièces techniques, en particulier pour le secteur automobile. Les travaux réalisés ont permis d’aboutir au développement de nouveaux matériaux composites utilisant des quasicristaux pour la fabrication rapide de pièces fonctionnelles à haute valeur ajoutée. Ces matériaux présentent un fort intérêt pour le secteur du transport où l’allègement des pièces, ainsi que la réduction des pertes par frottement et de l’usure, sont un enjeu industriel. Cinq brevets ont été déposés à ce jour et plusieurs sont exploités par l’industriel, générant un chiffre d’affaire annuel de 200 k€, en augmentation. C’est cette démarche de transfert du laboratoire vers les secteurs applicatifs qui est au cœur du service dont il a la responsabilité à l’Institut Jean Lamour.

Sylvain Lefebvre ©dr

1er ex-aequo - Sylvain LEFEBVRE

Chargé de recherche INRIA I LORIA (CNRS/Université de Lorraine/Inria)
dotation du prix : 15 600 euros

Nouvelles approches pour la modélisation et l’impression basées sur des techniques développées pour l’informatique graphique

Résumé  : L’impression 3D se démocratise et les imprimantes deviennent de plus en plus accessibles : Services en ligne, FabLabs, équipements à prix abordables. Cependant, créer sur ordinateur des objets avec l’objectif de les imprimer demande d’importantes compétences techniques. Il faut prendre en compte de nombreuses considérations : l’aspect extérieur de l’objet bien sûr, sa fonctionnalité (support, contenant), mais aussi des contraintes mécaniques (équilibre, solidité) et de fabrication (limitations des imprimantes). Le projet de Sylvain Lefebvre propose d’explorer des méthodes facilitant la création d’objets à partir d’exemples. L’objectif est de rendre possible la personnalisation et l’adaptation très rapide d’objets existants. Les algorithmes ainsi créés coopèreront avec l’utilisateur pour tenir compte automatiquement des aspects techniques, laissant l’utilisateur librement exprimer sa créativité. Sylvain Lefebvre a obtenu sa thèse en 2005 et il a été lauréat ERC junior avec ShapeForge en 2012.


Prix de la thèse - filière scientifique

Konstantinos Pantzas ©DR

1er prix - Konstantinos PANTZAS

Thèse CNRS I Unité mixte internationale CNRS -GeorgiaTech
dotation du prix : 7 800 euros

Elaboration par MOVPE et caractérisation des matéraixu (b)InGaN pour les cellules solaires de 3ème génération

Résumé : Parmi les différentes formes d’énergie renouvelable, l’énergie solaire a la plus forte capacité de développement. Malgré la constante progression des technologies photovoltaïques, ces dernières années, celles-ci tendent rapidement vers leurs limites théoriques de performance. Des idées innovantes et de nouveaux matériaux sont maintenant requis. Dans cette dernière catégorie, l’alliage InGaN (nitrure d’indium gallium) compte parmi les matériaux les plus prometteurs pour la fabrication de nouvelles cellules solaires, dites de 3ème génération. C’est dans le cadre du projet ANR NewPVonGlass porté par l’UMI GT-CNRS, première étude française sur le sujet, que Konstantinos Pantzas a réalisé sa thèse, faisant de cette thèse la première française et une des premières au monde, portant sur l’étude de ces alliages pour des applications photovoltaïques.

Dans ce contexte, Konstantinos Pantzas encadré par le professeur Abdallah Ougazzaden a su contribuer à la fois sur le terrain théorique (compréhension des mécanismes régissant la croissance des alliages InGaN) et expérimental (développement des procédés de fabrication d’alliages de très haute qualité cristalline) à lever les verrous technologiques liés à ce nouveau matériau. Il a proposé des façons astucieuses et originales d’exploiter les données expérimentales allant jusqu’à fabriquer un prototype de cellule solaire. Ces travaux ont été publiés dans plusieurs revues internationales, avec une de ces publications choisies pour faire la couverture de la revue Nanotechnology.



Marion Helle ©DR

2ème prix - Marion HELLE

Thèse Université de Lorraine I Centre de recherche en automatique de Nancy - CRAN (CNRS/Université de Lorraine)
dotation du prix : 3 900 euros

Localisation du ganglion sentinelle au moyen de nanoparticules fluorescentes émettant dans le proche infrarouge : application au cancer du sein

Résumé : Afin de repérer, retirer puis analyser les premiers ganglions lymphatiques susceptibles de contenir des cellules métastatiques dans le cancer du sein -le plus fréquent et le plus mortel chez la femme-, une technique très onéreuse et un colorant physiologiques, qui peut provoquer des réactions allergiques, sont utilisés dans le traceur radioactif. De ce fait, Marion Helle a choisi de porter son étude sur une alternative intéressante : l’imagerie de fluorescence. Cette technique est facile d’utilisation, peu coûteuse et ne produit pas de radiations ionisantes. Sa recherche a consisté à analyser sa biodistribution dans l’organisme et sa toxicité. Cette étude innovante pourrait permettre de réduire les coûts d’hospitalisation, et de faire disparaître le traitement des déchets et les coûts liés aux mesures de radioprotection. Grâce en outre à cette recherche, l’établissement de l’Institut de Cancérologie de Lorraine (ICL) et sa région d’accueil, la Lorraine, bénéficient d’une reconnaissance nationale et internationale au niveau des soins et de la recherche.


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